La CGT a publié la liste noire des 550 PSE sur plus de 400 sites industriels.
Partout sur le territoire, dans les entreprises confrontées à des plans de licenciements,
des fermetures ou des délocalisations, les travailleurs et travailleuses ne se résignent
pas. Grâce à la présence des syndicats, et en particulier la CGT, ils et elles se mobilisent
pour défendre leurs emplois, leurs savoir-faire et leurs outils de production.
Contrairement aux idées reçues, ces mobilisations ne se limitent pas à des luttes
défensives. Dans de nombreux cas, elles s’accompagnent de projets industriels
concrets, portés par les travailleurs et travailleuses eux-mêmes : poursuite de l’activité,
diversification de la production, reprise en coopérative, recherche de nouveaux
débouchés ou de nouveaux financements.
Ces initiatives démontrent une réalité trop souvent ignorée : les travailleurs et
travailleuses ne sont pas seulement les premières victimes des restructurations,
ils et elles sont aussi souvent les premiers porteurs de solutions pour l’avenir de
l’industrie.
Plusieurs situations recensées par la CGT ces dernières années ont ainsi connu des
évolutions positives. Elles ont en commun un élément central : la mobilisation des
travailleuses et travailleurs a été déterminante pour empêcher la disparition de sites
industriels et pour imposer des alternatives crédibles aux logiques de fermeture.
Sans mobilisation, il n’y a pas de rapport de force. Sans rapport de force, il n’y a
pas d’alternative.
A l’image d’Exalia (ex-Vencorex), de Duralex ou encore des 1336, dans de nombreuses
entreprises, les militantes et militants de la CGT jouent un rôle décisif pour structurer
ces démarches, construire des projets et défendre des perspectives industrielles face à
des stratégies de désengagement. Cette expérience accumulée constitue aujourd’hui
un socle essentiel pour penser la réindustrialisation du pays à partir du terrain.
Ces projets et ces luttes, avec leurs réussites comme avec les freins rencontrés, permettent de tirer des enseignements concrets et de montrer qu’une autre voie est possible pour l’industrie en France.