LES
ATTAQUES

étoile Personnage de dos
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Exonérations de cotisations : c'est vous qui payez !
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Primes non cotisées :
le piège !
image décorative image représentant un personnage debout de dos

Offensives sur nos droits

Les offensives contre la partie socialisée du salaire commencent en distinguant artificiellement un brut « salarial » et « patronal » puis en cherchant à « alléger les charges », c’est-à-dire en fait à affaiblir les salaires en les exonérant des cotisations sociales. Derrière ce que certains appellent des charges pour demander à les alléger se trouve en réalité du salaire : en plus du salaire net pour le mois, le salaire brut pour les droits en cas de licenciement, accident, maladie, parentalité ou pour les retraites. A travers les attaques contre les cotisations, c’est au salaire qu’on s’attaque, le brut aujourd’hui, le net demain.

SALAIRES Avec l’inflation, les travailleur·ses ont perdu 4 points de niveau de vie en quatre ans… soit une perte d’en moyenne 1 320 euros par an...
EXONERATIONS DE COTISATIONS SOCIALES Les exonérations de cotisations sont inefficaces sur l’emploi et bloquent les évolutions de carrière. Elles coûtent chaque année 80 milliards d’euros aux caisses de Sécurité sociale...
SANTE Le budget de la santé est en net décrochage depuis des années, et la proposition de budget 2026 aggrave encore la situation. Pire : avec les nombreux déremboursements qu’il prévoit, les usager·es verraient leurs franchises médicales passer de 100 à entre 250 et 350 euros par personne et par an ! ...
RETRAITES L’âge de départ à la retraite n’a cessé d’augmenter depuis plus de vingt ans. Dernière attaque en date : la réforme Borne, qui prévoit un départ à 64 ans. Le budget Lecornu a instauré une fausse suspension, qui renvoie aux prochaines échéances les mesures d’équilibre financier. Les pistes déjà évoquées sur ce sujet laissent planer l’idée d’un décrochage des pensions ces prochaines années...
CHÔMAGE Baisse des droits, durcissement des conditions d’accès, flicage… Les privé·es d’emploi sont la cible d’une attaque en règle sans précédent, alors même qu’il n’existe qu’un poste vacant pour 11 demadeur·ses d’emploi...
PRESTATIONS FAMILIALES Le budget Sécu 2026 prévoit un décalage de la majoration des allocations familiales de 14 à 18 ans à partir du 1 mars 2026. L'objectif principal est budgétaire. Cette mesure s’ajoute aux faibles revalorisations des prestations sociales et familiales observées ces dernières années...
ACCIDENTS DU TRAVAIL / MALADIES PROFESSIONNELLES La France est en tête des pays européens pour les accidents du travail. Les femmes sont particulièrement touchées, et le recul de l’âge de la retraite ne va pas arranger la situation...
SERVICES PUBLICS Alors que les services publics subissent une véritable saignée, le gouvernement poursuit sa politique de cadeaux aux grandes entreprises et aux ultra-riches...
Ambroise Croizat et autres

BULLETIN DE PAIE

Paie du 01/10/2025 au 31/10/2025

GP Entreprise
32 rue des longues allées
78570 Chanteloup-les-Vignes
Siret : 395934567891502.
Code Naf : 4576Z
Matricule : 00001
N° sécurité sociale : 195045522695973
Convention collective :
Bureaux d'études techniques (Code IDCC : 1486)
Emploi : Graphiste
Statut professionnel : employée
Classification : 3, 3
Coefficient : 500
Entrée : 01/01/2020 - Ancienneté : 5 ans
Noémie Vesco
6 rue de Fbg Bannier
93100 Montreuil Cedex
Code Libellé de la rubrique Cotisations salarié Cotisations employeur
Base Taux Montant Base Taux Montant
1001Salaire brut 151,717,992 729
BRUT1SALAIRE 2 729
SANTE
A01Sécurité sociale maladie maternité invalidité, décès 2 729 2 7297,00%191
A03Complémentaire santé 4050,00%20 4050,00%20
B01ACCIDENTS DU TRAVAIL / MALADIES PROFESSIONNELLES 2 729 2 7291,00%27
RETRAITE
C01Sécurité sociale plafonnée 2 7296,90%188 2 7298,55%233
C02Sécurité sociale déplafonnée 2 7290,40%11 2 7292,02%55
C05Complémentaire tranche a 2 7293,15%86 2 7294,72%129
Contribution d'équilibre général 2 7290,86%24 2 7291,29%35
D01FAMILLE 2 7293,45%94
ASSURANCE CHÔMAGE
E01Assurance chômage 2 729 2 7294,25%116
F01Autres contributions dues par l'employeur 140
H01CSG DÉDUCTIBLE DE L'IMPÔT SUR LE REVENU 2 7016,80%184
I01CSG/ NON DÉDUCTIBLE DE L'IMPÔT SUR LE REVENU 2 7012,90%78
J01EXONÉRATIONS DE COTISATIONS EMPLOYEUR -82
Remboursement frais de transport -45 45
IMP1NET IMPOSABLE 2 237
NET SOCIAL 2 138
COT1TOTAL COTISATIONS 546 1 303
NET À PAYER AVANT IMPÔTS SUR LE REVENU
2 183
IMPÔT SUR LE REVENU Base Taux neutre Montant
IMPÔT SUR LE REVENU PRÉLEVÉ A LA SOURCE 2 237 4,10% 92
CONGES PAYES NET À PAYER
IBAN Payé par virement le 31/10/2025 2 091
BIC Total versé par l'employeur 3 732

Payer des cotisations sociales c’est abonder le budget de la sécu et payer des impôts, c’est contribuer au budget de l’Etat qui finance nos écoles, nos hôpitaux, etc. Participer au financement de ces budgets c’est nous assurer notre protection sociale et des services publics de qualité.

Pour mieux attaquer la Sécu, on nous alarme en confondant les trois différents budgets : ceux de l’Etat et des collectivités territoriales et celui de la sécu. Votés chaque année lors du projet de loi de Finances (PLF : recherche, écoles, justice…). Depuis 2017, l’endettement de l’Etat a augmenté de 1 000 milliards d’euros, en favorisant les grandes entreprises et les plus fortunés. Les collectivités territoriales sont faiblement endettées malgré d’énormes transferts de services publics non compensés par l’Etat, ce qui participe à leur dégradation.

Le budget solide et solidaire de la Sécurité sociale est le moins endetté et pourtant le plus attaqué. Au lieu d’élargir l’assiette des cotisations, c’est-à-dire soumettre à cotisations les revenus liés au travail comme l’intéressement, la participation, la PPV ou les dividendes, le financement de la Sécurité sociale passe des cotisations à l’impôt (CSG, CRDS et TVA), faisant payer aux salarié·es les cadeaux aux entreprises.

Dans les années 1980, les cotisations finançaient 80 % de la protection sociale, c’est à peine la moitié aujourd’hui. Mais, surtout, en finançant par l’impôt la sécurité sociale, on fait glisser le débat sur la répartition entre salaire et profit, vers celui entre ménages aisés et moins aisés, entre jeunes et vieux, entre travailleurs en activité et privés d’emploi, en épargnant toujours plus de capital.

Couverture du magazine La Vie Ouvrière numéro 910 du 7 février 1962

La Vie Ouvrière, numéro 910, 7 février 1962.

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