Le salaire de base est défini dans le contrat de travail, doit respecter les minima de la convention collective et ne peut pas être inférieur au Smic brut.
Il est fixé pour une base moyenne de 151,67 heures par mois, calculée en fonction de la durée légale du temps de travail.
Son montant sert de base de calcul pour les cotisations sociales. Il ne comprend ni les primes diverses, ni les heures supplémentaires.
Le superbrut
C’est le coût total du salarié·e pour l’employeur à savoir le salaire de base ou salaire brut plus la part des cotisations sociales payées par l’employeur.
Attention, les primes sont non cotisées !
Les primes constituent un complément aléatoire au salaire de base.
Elles sont prévues dans le contrat de travail selon l’accord de branche, la convention collective ou un accord d’entreprise. Certaines sont liées à l’exécution du travail (prime qualité, assiduité, rendement, sécurité, intéressement), d’autres au type de travail (pénibilité, risque, nuit), ou encore aux événements (prime de fin d’année, de naissance…).
Il existe également des primes issues de conquêtes sociales comme le 13e voire 14e mois ou les primes d’habillage ou de panier.
Dans la plupart des cas, elles expriment la volonté d’associer les salariés à des objectifs de productivité fixés par l’employeur. Elles participent à l’individualisation des salaires.
Mémo :
Super brut = salaire brut + les cotisations dites « patronales » (avant exonérations)
Salaire brut = salaire net + les cotisations dites « salariales » (en moyenne 13% du salaire brut) + les contributions sociales
Salaire net = ce qui est versé au salarié·e avant impôt sur le revenu.
Salaire socialisé = les cotisations dites « salariales » + les cotisations dites « patronales »